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  • «L’assise des nobles »

    Catégories :  Musées
    Publié le mardi 16 juin 2015 12:00 - Mis à jour le lundi 14 mars 2016 00:42

                Cet ensemble de mobilier fut créé à la Manufacture royale d’Aubusson(1).L’auteur du carton François BOUCHER est un peintre français représentatif du style rococo(2) 

              Le dossier du fauteuil était bas pour que la poudre des perruques ne retombe pas dessus et  l’assise assez imposante pour que les femmes puissent  s’assoir avec leurs robes à panier.

               Ce fauteuil a pour décor  2 fables de La Fontaine ( 1621-1695) : Le corbeau et le renard et Le renard et le bouc. Les fables de la  Fontaine, sont constituées de 3 recueils publiés en 1668 et 1694. La plupart de ces fables  mettent en scène des animaux anthropomorphes et contiennent une morale au début ou à la fin.

              Ces deux œuvres sont toutes  deux  des tapisseries réalisées  à partir de cartons  faits par des peintres célèbres à leur époque. Par ailleurs il s’agit dans les deux cas d’objets utilitaires qui sont devenus des œuvres d’art que l’on peut ranger dans la catégorie des arts décoratifs.

    Thibault Marcotte et Clara Mouquet

                                                      .                                                                                                           

     (1)Manufacture royale sous le règne de Louis XVI en 1665 au début du XX.

    (2)mouvement artistique européen du XVIIIe siècle principalement l’architecture mais aussi dans les arts décoratifs.

     

     

  • «Le roi dans toute sa richesse. »

    Publié le mardi 16 juin 2015 11:56 - Mis à jour le mardi 16 juin 2015 11:56

    Cette tapisserie a été réalisée à la manufacture des Gobelins(1) qui fut créée en avril 1601 sous l'impulsion d'Henri IV. Elle fut tissée  à partir d'un dessin de  Charles Le Brun, peintre renommé au XVIIe siècle, il a notamment peint «l'Entrée d'Alexandre dans Babylone » mais aussi le plafond de la galerie des glaces de Versailles.

      

              Cette oeuvre  fait partie de la tenture c'est à dire d'un ensemble de tapisserie intitulé «l'Histoire du Roy». Elle fut exposée  pour la première fois au château de Versailles.

        Au centre de la tapisserie se trouvent les artisans de la manufacture des Gobelins, ce qui donne un effet de foisonnement. En effet ils y présentent toutes leurs productions : meubles précieux, tapisseries, mobilier d’argent La couleur rouge vif nous renvoie  vers le roi Louis XIV, situé à gauche de la tapisserie, qui porte lui aussi cette couleur vive et est accompagné de Charles le Brun, l’auteur de carton de cette tapisserie mais surtout le premier peintre du roi, chargé de l’ensemble de la décoration de Versailles.

    Thibault Marcotte et Clara Mouquet.

    (1)Etablissement industriel important où le travail était fait à la main ; ce sont les seules  «usines » existant jusqu’à la révolution industrielle.

  • Le sosie du roi.

    Publié le lundi 8 juin 2015 13:57 - Mis à jour le mardi 16 juin 2015 11:05

                 Ces deux tableaux ont de nombreux points communs puisque celui de Saint Omer est une copie de celui de Versailles.  Mais ils présentent aussi des différences : Louis XVI parait plus jeune sur le tableau conservé  au musée Sandelin alors que celui-ci  est de 10 ans plus

    tardif  que celui de Versailles. De même sur le tableau de l’hôtel Sandelin le roi porte un habit mauve alors que sur celui de Versailles  cet habit  est  blanc et on ne  voit plus la colonne qui symbolise sa puissance.

                Cette copie montre le succès obtenu par le premier portrait peint par Duplessis.

     

  • La musique, ma passion. (récit d'invention)

    Publié le mardi 9 juin 2015 14:17 - Mis à jour le mardi 16 juin 2015 10:11

          Je me sens tellement bien ici, à jouer du piano et   ravir des personnes de la haute société comme le prince de Conti. Après tout c'est lui-même qui est venu me le demander, c'est tellement gentil de sa part, j'irai le remercier à la fin de cette réception.

          Et puis, que dire de cette magnifique demeure, regardez-moi cette pièce gigantesque, ces glaces aussi hautes que le mur, ces couleurs qui vous égayent. C'est dans ces moments-là que l'on se rend compte de ce que l'on aime vraiment et de ce qui nous fait réellement plaisir. Cela me rappelle tous les instants que j'ai pu passer avec des personnes de la cour et je peux en conclure que ce sont des bonnes personnes. Toutefois, j'ai pu constater que certains étaient un peu apeurés par cette nouvelle mode de se servir soi-même, comme nous devons le faire dans cette réception. Ils n’en n'ont pas l'habitude, ils n'osent pas se servir et, très honnêtement, je n’oserais pas non plus. C'est très rare et très audacieux de la part du prince de Conti de s'essayer à cela. Mais finalement cela a l'air de plaire à tout le monde, même aux personnes les plus riches qui ont l’habitude d’être servies depuis leur naissance. Et puis, cela nous permet de rester entre nous, sans les domestiques, qui nous écoutent parfois, paraît-il…

           L'heure est vite passée. Tiens, je devrais rentrer, mes parents vont s'inquiéter. Mais avant cela, je vais dire au revoir à monsieur le prince de Conti.

                Mozart : Monsieur, je tenais énormément à vous remercier pour cette excellente après-midi, j'ai passé un très agréable moment parmi vous et je serais ravi de revenir lors d'une de vos prochaines réceptions. Mais dites-moi, comment appelez-vous ce genre de réception ?

                Le Prince de Conti : Mais mon enfant, c'est plutôt à moi de te remercier, tu es vraiment un génie de la musique, tous les invités ont aimé ton petit concert. Même les chiens de certains de mes invités étaient très concentrés et avaient l'air d'apprécier. Et pour répondre à ta question, cela nous vient de l'Angleterre et on  l' a tout naturellement appelé « Le thé à l'anglaise ».

             Mozart : Je suis très touché, vous savez pour un enfant de six ans ce n'est pas toujours simple d’accepter toutes les invitations, mais j’avais  vraiment à cœur de venir à la vôtre et pouvoir assister à un thé à l'anglaise est un honneur.  D'ailleurs cela me rappelle le chocolat que j'ai pu boire l'autre jour à l’Hôtel Sandelin à  Saint-Omer.

    Adrien Henaut et Marie Love

     

  • Tea for lords.

    Publié le lundi 8 juin 2015 11:51 - Mis à jour le jeudi 11 juin 2015 10:55

         Cette œuvre a été commandée par le prince de Conti, Louis-François de Bourbon-Conti, cousin du roi Louis XV. Son auteur Michel-Barthélemy Ollivier était le peintre du prince de Conti et a peint aussi pour lui d’autres œuvres notamment sur le thème de la chasse comme «L’Hallali pendant une chasse du prince de Conti».

           Cette peinture est également connue sous le nom  «Thé à l’anglaise dans le salon des Quatre-Glaces au palais du Temple à Paris». En effet la scène se déroule dans un salon du palais du Temple, principale résidence du prince. Ce salon était réputé pour ses dimensions impressionnantes : un haut plafond, de grandes fenêtres vitrées et des miroirs qui vont du sol au plafond, signes de grande richesse.

         L’évènement représenté est un concert donné par un enfant qui joue du clavecin, il s’agit de Mozart. On y voit des personnes importantes de la cour, membres de la haute noblesse comme le maréchal de Beauvau, les maréchales de Mirepoix et de Luxembourg, le prince de Hénin, la comtesse douairière d'Egmont, la jeune comtesse d'Egmont, le président Hénault, la comtesse de Boufflers, le comte de Chabot, le vicomte de Jarnac et le bailli de Chabrillan.

          Tout le monde regarde et écoute le jeune Mozart, même l’un des chiens du premier plan. La scène se passe dans une grande pièce avec des couleurs claires comme le rose dans un décor de boiseries cloisonnées. Le prince de Conti a voulu faire faire cette huile sur toile pour montrer sa richesse et ses relations. A la différence d’autres grands seigneurs de l’époque, ce tableau montre que le prince de Conti ne vit pas à la cour.  Il a vécu auparavant à celle de Louis XV mais il s’en est retiré pour s'être opposé au roi et à la politique des ministres. Cette œuvre est une des rares représentations des réceptions des princes à Paris avant la Révolution de 1789.

          Cette peinture  montre la diffusion de la culture et des  coutumes anglaises (anglomanie), à la fois par la boisson, le thé, et par l’absence de domestiques  qui permet une plus grande intimité entre les invités. C’est le service à l’anglaise.

    Adrien Henaut et Marie  Love

     

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